Social, Strategie, Technologiejanvier 17, 2019

Comment maitriser et développer son e-réputation ?

Comment maitriser et développer son e-réputation ?

Ce samedi 8 octobre, j’ai la chance d’intervenir au Salon de l’Etudiant spécial parents en collaboration avec MyCVFactory sur la maitrise et le développement de son e-réputation. L’occasion pour moi de partager avec vous les bonnes pratiques qui me semblent indispensables pour se faire recruter grâce aux réseaux sociaux.

Pourquoi s’inscrire sur les réseaux sociaux pour se faire recruter ?

La question peut paraître bête mais les faits sont là : 94 % des recruteurs utilisent LinkedIn pour se faire un avis sur un candidat (Etude Jobvite de 2014, donc aujourd’hui…). Selon une étude publiée par LinkedIn en 2015, 43 % des recruteurs français estiment que le recrutement via les réseaux sociaux va fortement augmenter dans les années à venir. A l’heure actuelle, 7 % des recrutements se font déjà directement sur les réseaux sociaux en France, d’après le blog MyRHCommunity. Si on ajoute à cela les 220 000 offres d’emplois publiées chaque jour sur Twitter, vous l’avez compris : s’inscrire sur les réseaux sociaux est quasiment devenu une obligation pour être recruté.

Etre présent sur les réseaux sociaux d’accord mais pour quoi faire ?

Le nerf de la guerre : avant de vous lancer sur réseaux sociaux vous devez vous poser les bonnes questions : « Quelles expertises mettre en avant ? » et « Que dois-je montrer pour être recruté ? ». Une fois que vous avez répondu à ces questions, il est temps de définir votre stratégie éditoriale en adéquation avec vos réponses. Si vous souhaitez travailler dans le secteur bancaire, par exemple, montrer que vous vous intéressez au secteur en partageant votre veille avec un regard critique : publier l’article/lien et ajouter un commentaire personnalisé. Prenez le temps de produire votre propre contenu au sujet de la nouvelle règlementation Bâle III sous forme d’un LinkedIn Pulse (oui oui comme celui-là), à travers un article de blog, une vidéo ou encore une infographie ! Enfin, n’hésitez pas à engager la discussion avec des experts/influenceurs reconnus sur Twitter.

Quelles sont les erreurs à éviter ?

Comme lors d’un entretien d’embauche, il faut éviter d’avoir un langage familier pendant une discussion sur Twitter ou LinkedIn. Vos discussions laissent des traces et les recruteurs sont à l’affût du moindre faux pas.

Faites attention à bien respecter votre ligne éditoriale et à garder un ton professionnel : Twitter et LinkedIn ne sont pas des sites de rencontres ! Evitez de draguer ouvertement une personne sur ces réseaux ou alors utiliser un autre compte sous pseudo.

Sur vos réseaux sociaux professionnels, favorisez la qualité à la quantité. Cela vaut pour vos contacts, mieux vaut 100 contacts connus personnellement que 1 000 inconnus, et pour vos réseaux sociaux, concentrez vos efforts sur 1 ou 2 réseaux (LinkedIn et Twitter).

Enfin, ne plagiez jamais le contenu d’autres personnes. Mieux vaut un contenu pas tout à fait abouti qu’un article parfait qui ne serait pas le vôtre. De plus, ne prenez pas le recruteur pour une buse : il sentira très vite si quelque chose cloche…

En résumé, pour maitriser et développer votre e-reputation sur les réseaux sociaux : concentrez-vous sur 1 ou 2 réseaux sociaux de manière professionnelle, partagez et créez votre propre contenu et n’hésitez pas à interagir avec d’autres professionnels !

Si cet article vous a plu, n’hésitez-pas à le partager sur les réseaux sociaux !

A très bientôt !

@ThomG75

Sources :

https://www.youtube.com/watch?v=0SykxmloSMg

 

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CFPJ/Oasys : Métiers de la communication et des contenus : la grande disruption ?

Mercredi 28 février 2017, le CFPJ et Oasys Consultants organisaient à Paris une matinée consacrée aux évolutions de la communication autour de deux tables rondes. Après 3 heures d’échange, 9 intervenants et 15 cafés, voici un résumé de cet événement.

La communication horizontale

La première table ronde traitait de l’évolution du métier de directeur de la communication. Pour en parler, les organisateurs ont invité Isabelle Cambreleng (Visiomed Group), Sabine Baudin-Delmotte (Groupe BPCE), Philippe Deliurie (Météo Job), Bertrand Le Ficher (Oasys Consultants) et Florence Haxel (CFPJ) à venir partager leurs expériences. L’ensemble des participants sont unanimes sur un point : le métier de directeur de la communication a évolué de la même façon que la communication en soi. Auparavant, les messages des entreprises étaient descendants : l’entreprise communiquait et la cible recevait l’information sans échange. Aujourd’hui, internet et les réseaux sociaux ont déclenché des mécaniques de conversation. La communication n’est plus verticale mais horizontale. « L’interaction est le principe nouveau et il faut être en mesure de répondre rapidement », explique Sabine Baudin. Les interactions obligent aujourd’hui les entreprises à répondre aux demandes des parties prenantes.

Des frontières poreuses

Ces interactions provoquent un mélange des genres entre les métiers de la communication : les branches marketing, communication et commercial ont des frontières de plus en plus poreuses. Ces frontières instables et ces nouvelles attentes donnent un nouveau rôle au « DirCom » : il évolue de plus en plus vers un métier de médiateur toujours plus transversal. Son rôle change pour être à la recherche de lien et de liant entre les parties prenantes.

L’ère du digital : la grande disruption ?

La seconde table ronde de la matinée portait sur « Le contenu à l’ère du digitale : nouveaux médias, nouveaux business, nouveaux métiers ? ». Carole Bienaimé Besse (CSA), Caroline Baldeyrou (Boursorama), Emmanuelle Leneuf (FlashTweet), Bertrand Le Ficher (Oasys Consultant) et Thierry Guilbert (CFPJ) étaient présents pour répondre à cette thématique. Au cours des échanges, on s’aperçoit que les contenus (les articles), les contenants (les médias) et les rédacteurs (les journalistes) ont rapidement changé grâce à l’ère du digital.

Le contenu digital : un terrain de créativité et d’originalité

Les contenus produits pour le digital (vidéo, infographie, article…) sont aujourd’hui singuliers. Il ne s’agit plus de dupliquer ce qui a déjà été fait, mais bien de faire preuve de créativité et d’originalité pour exister sur internet. Comme le fait remarquer Carole Bienaimé Besse : « les nouveaux médias permettent de faire émerger des talents qui n’auraient pas eu leur chance en télévision » Si le contenu a évolué, c’est aussi pour s’adapter à la demande de l’audience. « Avant de comprendre, l’audience veut savoir », explique Emmanuel Leneuf. Ce changement d’attente explique le succès des contenus courts : pas besoin de tout comprendre, avoir l’information suffit. Selon Thierry Guilbert, trois mots sont au cœur des enjeux de l’audience des médias : le marketing, l’éditorial et le business. Les journalistes peuvent se retrouver à créer du contenu avec une personne du marketing pour s’assurer que ce contenu soit bien vu pour être lu. « On se préoccupe beaucoup plus de l’audience et de la manière dont elle va réagir », souligne le directeur du CFPJ.

Une des particularités du contenu à l’ère du digital est sa capacité à être mesurable de manière précise. En effet, les solutions d’analyse de l’audience comme Google Analytics ou AT Internet permettent de savoir exactement combien de fois votre article a été vu. Ainsi les mesures incitent les rédacteurs à écrire des contenus qui fonctionnent et à arrêter rapidement les contenus moins populaires. C’est l’heure de l’A/B testing : le « test and learn » au quotidien.

Le contenant digital : à la recherche du bon modèle

L’évolution de la communication vers le digital fait apparaître de nouvelles formes de médias. Des pure-players (presse 100 % digitale) apparaissent chaque mois avec plus ou moins de réussite. La problématique principale de ces supports est de monétiser leur audience. Avec 600 000 visites par jour, le site Boursorama vit sans accès payant : publicité, co-création de contenu et leads vers la banque permettent à ce média de se financer. Des médias avec accès payant comme Médiapart ou Les 4 Heures trouvent un modèle stable. D’autres cherchent encore la solution. La fondatrice du FlashTweet espère monétiser son activité grâce à son audience. Avec sa communauté de 30 000 twittos fidèles et experts, elle espère faire payer son audience aux marques qui souhaiteront bénéficier de sa visibilité sans pour autant faire du Brand content.

Le journaliste digital : adaptation et communauté

Le journaliste classique a dû s’adapter au digital comme l’explique la journaliste Emmanuel Leneuf : « J’ai adapté mon métier aux nouveaux enjeux » pour informer sur les réseaux sociaux. L’ère du digital entraîne aussi une évolution du métier de journaliste : les prochaines générations de journalistes vont devoir maîtriser de nouvelles techniques pour être en adéquation avec leur audience. La réalisation d’infographies, de motion design et le montage vidéo sont des compétences devenues quasiment indispensables pour les journalistes modernes. Un des enjeux majeurs pour les journalistes d’aujourd’hui est de se constituer une communauté de lecteurs. En effet, cette audience individuelle peut les servir pour trouver de nouvelles opportunités de carrière.

In fine, le digital a bien transformé l’ensemble des métiers de la communication. Mais ces métiers et l’ensemble des parties prenantes ont su s’adapter en redoublant de créativité et d’originalité. La question majeure des années à venir est bel et bien celle de la qualité de l’information. De nombreuses initiatives sont lancées pour lutter contre les « fake news » sur internet mais les enjeux de monétisation (publicité, brand content, attente de l’audience) peuvent perturber la neutralité de l’information disponible sur le digital.

Matières premières: Quel scénario pour le secteur pétrolier en 2017 ?

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Strategie, Technologienovembre 17, 2017

Le contenu au cœur de la stratégie digitale d’une marque ?

Mardi 7 juin 2016, le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ) organisait une conférence gratuite avec pour intitulé « Google et Facebook : les nouveaux dictateurs de votre stratégie éditoriale ? ». Après un rappel de la prédominance de Google et Facebook dans l’univers digital, Olivier Raviart (consultant), Patrick Chambon (Parrot) et Philippe Koechlin (Total) ont détaillé les tendances actuelles en termes de contenu pour les marques sur les réseaux sociaux dont voici un condensé.

Pour Olivier Raviart, une des tendances très forte sur le contenu des marques est la superficialité des contenus proposés. Aujourd’hui on parle de « Snackable Content » : un contenu vite consommé et facile à partager. Ces types de contenus s’adaptent particulièrement bien à l’utilisation des internautes : je regarde et je zappe. Selon une étude de SimilarWeb, le temps d’usage des réseaux sociaux est en diminution. D’où la question sans fin qu’on vient à se poser : les internautes restent-ils de moins en moins longtemps sur les réseaux sociaux car les contenus sont de plus en plus courts ou bien comme le contenu est de plus en plus court ils restent de moins en moins longtemps ? La question est ouverte…

La marque devient rédactrice en chef

Une certitude aujourd’hui : la marque doit produire du contenu et doit s’organiser en fonction. C’est un levier de réussite pour elle sur les réseaux sociaux. Pour produire ce contenu, la marque a dû se transformer pour devenir elle-même rédactrice en chef. Elle détermine les sujets et donne le ton de sa ligne éditoriale. Ce qui est intéressant avec cette approche c’est la confusion de plus en plus prononcée des métiers de la communication. Chaque communicant doit avoir des connaissances en marketing, relations presse, communication corporate et même des notions de journalisme. De nombreux observateurs pensent que les métiers d’attaché de presse et de community manager fusionneront dans un avenir proche. Je m’inscris pleinement dans cette analyse.

De plus, les contraintes imposées par les réseaux sociaux (éphémerité, les 140 caractères…) obligent les communicants à être créatifs pour être visibles. Des formats, parfois oubliés, reviennent en force tels que des visuels, des infographies, des vidéos courtes, des GIF… Ces formats sont devenus indispensables dans une stratégie éditoriale en ligne. Chez Total, tous les réseaux sociaux n’ont pas la même valeur et certains permettent d’en alimenter d’autres. Ainsi en 2010, Total a fait le choix de favoriser et d’éditorialisés Facebook, Twitter et LinkedIn. Une partie de la stratégie de Total consiste à alimenter les réseaux sociaux éditorialisés avec des contenus déposés sur d’autre plateforme tel que Youtube, Instagram et Vine.

Utiliser des influenceurs pour mettre en avant l’utilisation du produit

Chez Parrot (spécialiste des drônes), Patrick Chambon (directeur marketing digital) pense que la marque est devenue une personne : elle doit dire « je » et doit être en mesure de parler d’autre chose qu’elle-même. La marque n’est pas seulement une entité : elle doit montrer de l’humain dans ses contenus, elle ne doit plus être autocentrée. Pour produire du contenu chez Parrot, la direction de la communication a choisi de faire appel à des influenceurs hors de leur domaine d’activité : des influenceurs food, voyages, mode… Loin de l’écosystème Parrot, ces influenceurs ont permis de mettre en avant l’utilisation du produit et pas seulement le produit en lui-même. L’opération prévoit la production de 300 contenus dans l’année avec cinq influenceurs dans cinq pays différents. Grâce à cette campagne, plus de 3 millions de vues ont été comptabilisées sur les réseaux sociaux selon Patrick Chambon. Le prix de ce programme influenceurs ? 100.000 euros sur un an avec un budget de 5.000 euros par évènements avec un influenceur.

Plusieurs enseignements sont à tirer de cette conférence pour faire du contenu apprécié sur les réseaux sociaux : du contenu court en adéquation avec votre ligne éditoriale, être créatif en fonction des contraintes imposées par les réseaux sociaux, ne pas parler uniquement de soi mais aller plus loin et enfin s’appuyer sur des influenceurs pour produire des contenus qui permettent aux consommateurs de s’identifier à l’utilisation du produit.

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CFPJ Buzz : « Les nouveaux formats vidéo : armes fatales ou pas ? »

Selon une étude Cisco, 82 % du trafic internet sera de la vidéo à l’horizon 2020. Ce chiffre explique l’attrait de la vidéo pour les participants du CFPJ Buzz (conférence organisée par le CFPJ) ont largement plébiscité ce thème pour cette nouvelle édition. Pour nous décrypter les enjeux de la vidéo sur le digital, 3 experts sont invités à présenter leur vision : Charles Henry Groult – journaliste rédacteur multimédia chez LeMonde.fr, Manuel Diaz – président de l’agence de com E Makina et Fabienne Lochardet – directrice pédagogique Groupe Abilways. Voici un résumé des échanges…

La vidéo, un vecteur d’émotions

Pour Manuel Diaz et Fabienne Lochardet, l’avantage de la vidéo par rapport à d’autres formats est de susciter une émotion. Cette émotion permet d’ancrer une idée, de faciliter l’apprentissage et de capter l’attention du spectateur.

La réalisation d’une vidéo à destination du web doit répondre au cahier des charges de chaque support : une vidéo sur Facebook doit être différente d’une vidéo diffusée sur son site en raison des usages du consommateur sur chaque média. Par exemple sur Facebook, le son n’est jamais activé (tout comme sur mobile) d’où l’importance de mettre des sous-titres.

Néanmoins des dénominateurs communs existent d’un point de vue technique et éditorial. Pour réussir une vidéo, l’introduction et l’outro (la conclusion) doivent être particulièrement soignées. L’introduction est un élément clé, les 3 premières secondes sont déterminantes dans l’attrait du spectateur pour le contenu. Ainsi, il faut être percutant et surprendre (si possible) dès le départ (évitez de mettre un générique de départ). L’outro est le moment de la signature du média, de la marque pour installer une identité visuelle. De même, le son doit être un élément soigné de votre vidéo : il doit être audible sans problème. Enfin, un montage bien réalisé est déterminant pour la consommation du contenu. Le « montage cut » démocratisé par les Youtubeurs, un montage simplifié où l’on passe sans transitions ni effets d’une séquence vidéo à l’autre, est très apprécié par les internautes.

D’un point de vue éditorial la vidéo ne se suffit pas en soi, elle doit renvoyée vers un complément. Elle sert de porte d’entrée via la plateforme de diffusion pour attirer sur le site.

Les médias traditionnels et les vidéos : exemple du Monde.fr

Pour Charles Henry Groult, la vidéo doit être un outil maîtrisé par le journaliste pour 2 raisons : pour diffuser de l’information bien sûr mais aussi pour vérifier l’information. Connaître les codes d’utilisation des vidéos est un élément de contexte pour le journaliste indispensable à la vérification de l’information.

La production de vidéos quotidienne demande une équipe étoffée. L’équipe du Monde.fr est composée de 12 journalistes polyvalents. Chacun sait tourner, monter et bien entendu éditorialiser les contenus. Cela permet de produire 2/3 vidéos par jours.

LeMonde.fr utilise également des agences d’images (Reuters, AFP…) pour récupérer des rushs. A partir de ces images brutes, les journalistes produisent du contenu en ligne avec l’actualité tout en apportant des compléments d’informations.

Cette équipe est complétée par 7 personnes entièrement dédiées à Snapchat pour produire un contenu par jour pour une audience de 200 000 vues par jour.

In fine, pour chacun des intervenants la vidéo est une arme fatale : pour attirer des internautes sur son site et ainsi « monétiser » son audience (LeMonde.fr), pour faire passer un message corporate (E Makina) ou encore pour l’apprentissage (Abilways). Une arme fatale donc mais dont le fond et la forme doivent être particulièrement soignées par attirer une audience qualifiée.

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